Terrorisme au Burkina Faso : question ethnique

"C’est devenu la croix à la bannière pour un peul de s’acheter de l’essence ou du crédit de communication"

Le Burkina Faso est au croisé des chemins. Dans l’actualité de cette préoccupation nationale, une communauté ethnique est indexé par certains citoyens de composer la quasi-totalité, les groupes terroristes. Le 1e janvier 2019, des dizaines de villageois ont été massacré près de Yirgou, lors d’une violence intercommunautaire, exacerber par la monté de la menace terroristes dont les peuls sont victimes d’une stigmatisation meurtrière.

Dans la nuit du 30 et 31 décembre 2022 Nouna a connu une tuérie de peuls, qui selon les mooses se sont les peuls qui hébergent les terroristes dans la région, quant à Yirgou les mooses sont convaincus d’une chose, ce sont les peuls qui organisent les meurtres et les vols du bétail. Yirgou ne serait ni un conflit foncier ni un problème de pâturage mais un conflit ethnique. Yirgou est un échantillon des nombreux conflits ethniques et communautaires qui gangrène la société burkinabè.

Dans la commune rurale de Koumbri dans la province du yatenga, le climat sécuritaire s’est gravement détérioré selon des témoignages d’habitants, la méfiance est devenue la règle. C’est devenu la croix à la bannière pour un peul de s’acheter de l’essence ou du crédit de communication. Les commerçants préfèrent ne plus leur vendre ne sachant qui est terroriste et qui ne l’est pas. Ces attaques sont attribuées aux peuls qui transitent chez d’autres peuls des hameaux de culture Banh. Ce n’est pas une première la stigmatisation des peuls. Le Burkina Faso a connu des proportions inquiétantes d’insécurité  autour des années 2000.

A 200kilomètres au nord de Ouagadougou dans le centre-nord un conditionnement inacceptable dans un état de droit, se produit avec les enfants. Une ségrégation ethnique se vit au Burkina Faso ou l’école est laïque. Dans le quartier Mana du village de Boulga, dans la commune rurale de Pensa, province du sanmatenga, deux écoles une sous paillote, et une autre en matériaux définitifs, accueillent les enfants peuls, et mooses. Les enfants grandissent et sont ainsi éduqués dans deux écoles primaires publiques distinctes. Tout a commencé en 2014 qui est marqué par des dégâts des champs et le second est la destruction de culture dans un autre champ ce qui a jeté de l’huile sur le feu. Il Ya eu altercation avec des blessés et une mort d’homme du côté des peuls. Est-ce la question ethnique Mooses-Peuls qui a donné vit au terrorisme au Burkina Fasos ?

Wend Denda Bénédicte OUEDRAOGO